Le projet immersif

1. Introduction

Aujourd’hui, la connaissance d’une ou de plusieurs langues étrangères est une nécessité que tout le monde reconnaît.
Depuis septembre 2005, l’école communale de Keumiée organise l’apprentissage du néerlandais par l’immersion à partir de la 3ème maternelle.

2. Qu’est-ce que l’immersion ?


L’immersion, c’est plonger les enfants dans un bain linguistique.
Le contact avec le néerlandais doit être quantitativement important.
Pour la pleine réussite du projet, une condition est requise : le cours de langue doit être dispensé par une personne ayant une connaissance active du néerlandais.

3. Objectifs généraux

-    Susciter l’envie et le plaisir de comprendre et de s’exprimer en néerlandais comme en français.
-    S’initier au système phonologique de la langue par le savoir-écouter et le savoir-parler.
-    Rendre l’enfant capable de communiquer oralement.
-    S’exprimer avec une prononciation correcte.
-    Pouvoir penser en néerlandais
-    Mettre en place des échanges « constructifs » avec des partenaires néerlandophones ou en immersion.
L’apprentissage du néerlandais est abordé comme un vecteur de communication et non comme une matière à étudier. L’objectif particulier est donc la COMMUNICATION. Celle-ci s’articule essentiellement autour du : écouter, parler et lire.

  • La priorité est accordée à la composante orale :
        
    -    Produire du sens en tant qu’émetteur d’un message oral
    -    Construire du sens en tant que récepteur d’un message oral
    -    Développer les compétences communicatives suivantes :            
                Orienter son écoute et sa parole en fonction de la situation de communication.
                Mettre en œuvre des stratégies de compréhension
                Identifier les moyens non verbaux
    -    Adopter une attitude positive à l’écoute et oser s’exprimer.

    4. Méthode de travail et organisation


    Pour la réussite de ce programme, un travail en équipe est indispensable. Chaque jour, les concertations
    entre titulaires francophones et titulaires néerlandophones sont souvent informelles. Elles ont lieu pendant les récréations, les temps de midi, le soir, les congés scolaires… De plus, une réunion de concertation officielle a lieu chaque semaine afin de préparer le programme à venir, d’évaluer le travail réalisé, de cerner les difficultés rencontrées, trouver des ajustements, de mettre en place des dispositifs d’aide et des remédiations.
    Le titulaire néerlandophone ne traduit jamais en français (lors des cours, à la récréation, …) par contre, il invite l’enfant à formuler toute demande en néerlandais.
    Les thèmes abordés uniquement en néerlandais sont débattus en concertation et sont en rapport avec les activités menées par le titulaire francophone, concernent la vie quotidienne des enfants, mettent l’enfant face à des situations de la vie courante.



    5. Thèmes généraux

    L’apprentissage du néerlandais est basé sur la vie quotidienne des enfants et leurs centres d’intérêt. Dès lors, certains thèmes peuvent être abordés 2 voire 3 années consécutives mais avec une progression au niveau de la complexité du vocabulaire et des structures de phrases utilisées. L’enseignant repartira toujours des pré-requis acquis par l’enfant l’année précédente.

    6. Recul, bilan des expériences menées dans diverses écoles pilotes et dans notre école

    Les enquêtes menées dans les établissements scolaires qui ont une expérience dans le domaine arrivent aux conclusions suivantes :

    - Toutes les recherches démontrent qu’un enfant d’âge préscolaire apprend une deuxième langue beaucoup plus facilement et de façon plus durable que celui d’âge scolaire.

    - Peu à peu, les enfants intègrent la seconde langue et communiquent. Le projet est très enrichissant, tant pour les enfants que pour les adultes, acteurs du projet.

    - Les enfants qui apprennent une seconde langue de façon intensive par le processus d’immersion ont beaucoup plus d’aptitudes dans l’apprentissage ultérieur d’autres langues.

    7.  Inscriptions

    La pratique d’une pédagogie par immersion est un type d’enseignement où les enfants doivent avoir des temps d’écoute et d’expression importants. Pour ces raisons, les classes organisées ne dépasseront pas 23 élèves.
    Par conséquent, les inscriptions seront classées et prises en compte dans l’ordre chronologique de leur demande.
    Les locaux disponibles représentent une contrainte quant à la capacité d’accueil et pourra donc être un motif de limitation d’inscriptions.

        8.  Fréquence

En 3ème maternelle, sur 28 périodes, 13 sont données en néerlandais, 15 en français, dont les 2 périodes de psychomotricité données par un spécialiste.

En P1 et P2 , P3 et P4 (en complément des 2 périodes obligatoires)
-    9 périodes de mathématiques en néerlandais
-    3 périodes d’éveil en néerlandais

En P5 et P6 :( en complément des 2 périodes obligatoires)
-    8 périodes de mathématiques en néerlandais (le cours de géométrie se donne en français)
-    2 périodes d’éveil en néerlandais

         9. Fonctionnement

Les élèves ont 2 enseignantes : une titulaire francophone et une titulaire néerlandophone. Chaque titulaire a son local attitré. Ce sont les enfants qui changent de local selon l’horaire établi.
Dans la classe francophone, les référentiels sont en français et dans la classe de la titulaire néerlandophone, on trouvera les référentiels en néerlandais.
L’apprentissage de la lecture se fait en français. Ensemble, les titulaires se coordonnent afin de respecter les programmes.
L’éveil et une partie des mathématiques sont donc abordés en néerlandais. Pour les mathématiques, chez les petits, les premières notions seront néanmoins abordées par le titulaire francophone afin que la langue ne soit pas une barrière à la compréhension. Par la suite, les phases de structuration, les applications et les prolongements seront repris par le titulaire néerlandophone.
A partir de la P3, le degré de maitrise de la langue permet un apprentissage des nouvelles notions mathématiques en néerlandais. Néanmoins, lorsque le titulaire néerlandophone constate que la langue constitue un obstacle à l’appropriation de nouvelles compétences, les notions concernées seront alors à nouveau abordées par le titulaire francophone. Par contre, les notions complexes comme » le traitement de données » ( problèmes) resteront du ressort du titulaire francophone.